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La filature aujourd'hui
Si de nombreuses choses ont changé à la filature d'aujourd'hui depuis l’époque décrite dans l’histoire de la filature, les grands principes sont restés les mêmes.
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La préparation
Aujourd’hui, la laine est reçue par la filature déjà lavée, soit parce qu’elle a été achetée ainsi, soit parce qu'achetée en suint, elle est passée par un des derniers centres de lavage encore actif en Europe.
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La première opération consiste à constituer un ou plusieurs lots de la composition désirée appelés "battue". Les différents constituants sont placés sur le tapis d’alimentation d’un loup-carde qui "ouvre" les agglomérats de fibres, puis les envoie pneumatiquement dans une chambre appelée casier où la matière est dispersée en couches régulières par un venturi, et reçoit son ensimage. Les casiers peuvent contenir plusieurs centaines de kg de matière.
Le cardage
Les casiers s’ouvrent par une porte vers les assortiments de cardes dont le principe reste analogue aux anciennes cardes-escargots. Seule la largeur des cylindres s’est agrandie, et ceux-ci travaillent maintenant dans des conditions de sécurité très améliorées pour les opérateurs.

Les différentes cardes sont regroupées en assortiment : la matière travaillée par la première carde est automatiquement reprise par la seconde jusqu’et y compris à la partie fileuse.
L’alimentation de la première carde (dite « ouvreuse ») est assurée par une chargeuse qui fournit à intervalle régulier au tapis d’alimentation une quantité régulière et pesée de matière.
A la sortie de l’ouvreuse, la matière qui se présente sous la forme d’un voile très fin de fibres entremêlées passe entre deux lourds cylindres d’acier serré l’un contre l’autre par un dispositif hydraulique, le « péralta ». Sous l’effet de la pression, les matières non fibreuses sont écrasées et réduite en poussière. La fibre de laine, elle, douée d’une excellente résistance à la compression, passe sans problème au travers du péralta.
Le voile de laine est ensuite repris par un tapis transporteur qui le répartit automatiquement et régulièrement perpendiculairement au sens initial sur le tapis d’alimentation de la carde suivante.
Le voile issu de la dernière carde de l’assortiment est découpé en lanières par un système diviseur ou chaque lanière est reprise par une courroie. Ces fines lanières passent automatiquement entre deux manchons en cuir animés d’un mouvement alternatif de frottement et d’un mouvement de rotation. La combinaison de ces deux mouvements roule les lanières sur elles-mêmes et les transforme en mèches continues cylindriques rassemblant la quantité de fibres choisie pour l’élaboration du fil. Ces mèches s’enroulent sur des rouleaux en gâteaux parallèles.

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Les assortiments de cardes sont alimentés par des moteurs électriques placés dans une fosse. L’ensemble de l’assortiment est lui-même placé au-dessus d’une fosse qui reçoit les fibres étrangères rejetées par les tambours des cardes.
La synchronisation mécanique nécessaire pour le fonctionnement de l’ensemble est fourni par un système d’arbres et de pignons souterrain.
Divers réglages de vitesses relatives et de pesée en continu permettent d’obtenir le fil désiré, tandis que d’autres dispositifs propriétaires confèrent au fil des structures variées. Mais, chuut… on entre là dans le domaine de la propriété industrielle…
La filature
Les renvideurs, machines imposantes et spectaculaires, ont fait place aux continus à filer, beaucoup plus réduits en dimensions, mais redoutables d’efficacité. 
Les rouleaux de mèches issus du cardage sont placés en position haute sur des cylindres d’alimentation, tournant à une vitesse contrôlée.
La mèche issue du rouleau passe d’abord sous un galet, cylindre métallique plein entraîné par la rotation d’un cylindre de commande situé au-dessous du galet et délivrant la mèche à vitesse fixe une. Celle-ci passe dans un petit anneau mobile accroché à un anneau plus grand qui entoure lui-même une bobine de fil enroulé autour d’un manchon de carton enfilé à force sur une broche.
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Lorsqu’on fait tourner la broche à grande vitesse, la mèche entraîne l’anneau mobile dans son mouvement, et toute la partie de la mèche située entre le galet d’alimentation et l’anneau se tord sur elle-même. L’excédent de mèche délivré en permanence par le galet vient donc s’enrouler autour du manchon sous la forme de fil tordu.
L’anneau qui entoure la broche est lui-même animé d’un mouvement complexe de haut en bas, afin d’assurer à la bobine de fil en formation une forme régulière en fusée qui permettra un dévidage aisé.
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