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Une histoire de famille


La filature a été fondée vers 1830 par Jean Antoine Allemand qui était né le 5 Brumaire An 14 (27 octobre 1805). La filature était alors située au confluent de la Séveraisse et du Drac au lieu-dit « La Trinité ».

 

Jean Joseph Allemand, fils de Jean Antoine succéda à son père vers 1870. C’est à cette époque que la filature se déplaça vers l’amont de la Séveraisse, pour s’installer à l’entrée de la vallée du Valgaudemar, position qu’elle occupe toujours depuis. Il était alors important d’être situé au voisinage d’un cours d’eau afin de bénéficier de sa force motrice et aussi de disposer d’eau courante en grande quantité pour le lavage des toisons.

 

A cette époque, la filature pratique en grand l’usage de l’échange : les éleveurs de moutons apportent leurs toisons brutes dans une charrette et repartent avec l’équivalent en fils à tricoter pour fabriquer chaussettes et pullovers, flanelle à sous-vêtements, couvertures mais aussi tissu dans lequel on taillait leurs vêtements et ceux de leur famille et jusqu’aux célèbres couvertures de cheval à damiers marron et blanc qui protégeaient en hiver tous les chevaux de la région. Ainsi, le paysan de la vallée du Valgaudemar avait inventé le circuit court et pouvait vivre ainsi en autarcie quasi complète.

 

Baptistin Allemand, le fils de Jean Joseph, travailla lui aussi à la filature sous les ordres de son père mais mourut au cours de la Grande Guerre de 1914. Le départ pour la guerre des hommes qui travaillaient comme ouvriers fut l’occasion d’un changement très important dans l’organisation de l’entreprise, puisque ce sont les femmes qui prirent en charge pendant cette période, les opérations de fabrication et de direction.

  La grand mère, chef d'établissement pendant la guerre

 

A son retour de la guerre, Lucien Allemand, fils de Baptistin, pris, à vingt ans, la tête de l’entreprise, position qu’il conserva jusqu’en 1972. C’est sous sa direction que se développèrent les ventes des pelotes de laine à tricoter sous la marque « laines de La Salette » puis les ventes aux Grands Magasins parisiens et la vente de fil pour le tricotage industriel de chaussettes et de pullovers. Les célèbres expéditions alpines vers les sommets himalayens (Annapurna, Makalu, etc…) furent l’occasion de concevoir avec les tricoteurs des produits spécifiques (chaussettes, pantalons) pour lesquels la filature fournissait le fil et dont les marques existent encore aujourd’hui.

 Lucien Allemand

 

Dans les années 1980, sous la direction de Robert Allemand, fils de Lucien, la filature se lança dans la grande exportation et vit plus de la moitié de son chiffre d’affaires traverser l’Atlantique.

 

Aujourd’hui, la majorité de la filature est toujours détenue par la famille Allemand. De nombreux membres de la famille ont consacré et consacrent toujours de leur temps à la filature.